Burkina Faso : CNT Libyen, pourquoi une reconnaissance si tardive???

Burkina Faso : CNT Libyen, pourquoi une reconnaissance si tardive ?

On a pu entendre et lire, avec parfois une pointe de critique, que la reconnaissance du CNT au Burkina Faso a été tardive.  Quand les gouvernements de la Gambie et du Sénégal se sont précipités pour reconnaitre le CNT, le Burkina a pris le temps d’une pause, comme la minute de respect accordée à ceux qui partent. Plutôt que de s’en plaindre, il faut justement se féliciter de cette tardivité car elle nous fait honneur.

L’Afrique, pour une des rares fois, a pu dégager un consensus en harmonie avec sa jeunesse pour condamner l’attaque, la guerre faite à la Libye par l’OTAN et menée par la France et les USA.

En effet, à travers l’Union Africaine, les pays du continent ont fermement condamné le recours aux armes prôné par les occidentaux, lui préférant une solution pacifique. Face à des adversaires formidables et implacables dans leur dessein, lequel nécessitait la chute du régime, cette alternative a échoué.  Mais ce n’est pas faute d’avoir essayé. Et cette cohésion au sein de l’UA en a surpris plus d’un, et agréablement.

Bien sur, on ne peut pas oublier que le Burkina-Faso a tenté, à un moment donné, de faire avec le CNT ce qu’il fait aujourd’hui. Mais il a reculé parce que manifestement le temps ne s’y prêtait pas, le temps mais aussi les circonstances.  Non seulement rien n’était encore joué à l’époque mais il s’était créé une telle tradition d’amitié, de fraternité, de confiance entre les deux pays, que le Burkina-Faso était le dernier pays qui devait reconnaître le CNT. (Nous nous expliquions dans nos colonnes dans le Sanfinna du 23 février 2011 à ce propos).

Autant beaucoup de burkinabés avaient été choqués à l’époque par les propos entretenus à l’endroit de Kadhafi et les velléités de reconnaissance du CNT, autant ils admettent aujourd’hui la justesse de cette reconnaissance non précipitée, intervenant comme par matière d’acquis, parce qu’effectivement les dés semblent à présent jetés.

Il est vrai que le Colonel Kadhafi n’a toujours pas été arrêté.  De plus, des forces qui lui sont restées loyales continuent de lutter à Tripoli et certains prédisent que les rebelles ne réussiront pas à s’y installer définitivement.  Cela amène certains à douter de la victoire du CNT. S’il ne faut jamais dire jamais, il est une chose que les guerres impérialistes en Irak et en Cote d’Ivoire nous ont cependant appris : dans le nouvel ordre mondial émergeant, cet ordre ou la course aux ressources et matières première occupe une place première, c’est la loi du plus fort, la loi de la jungle.  Et donc, lorsque les Nations-Unies, l’OTAN, les USA, la France, la Grande-Bretagne, enfin tous les « puissants » de ce monde, ont décidé de prendre possession d’un pays, leur victoire n’est généralement qu’une question de temps.

Ainsi donc, fort de cette triste, mais néanmoins inévitable réalité, le Burkina Faso a agi avec autant de dignité que faire se pouvait étant données les circonstances.  En retardant la reconnaissance du CNT au maximum, et en offrant aussi l’asile politique au Colonel Kadhafi, le Burkina a ….lire la suite sur San Finna…ICI                                                                                         Burkina Faso, CNT Libyen, Libye, Ouagadougou, Guerre Libye, Blaise Compaoré, san Finna, http://www.sanfinna.com/, Burkina Faso, CNT Libyen, Libye, Ouagadougou, Guerre Libye, Blaise Compaoré, san Finna, http://www.sanfinna.com/, Burkina Faso, CNT Libyen, Libye, Ouagadougou, Guerre Libye, Blaise Compaoré, san Finna, http://www.sanfinna.com/, Burkina Faso, CNT Libyen, Libye, Ouagadougou, Guerre Libye, Blaise Compaoré, san Finna, http://www.sanfinna.com/, Burkina Faso, CNT Libyen, Libye, Ouagadougou, Guerre Libye, Blaise Compaoré, san Finna, http://www.sanfinna.com/

 

 

 

 

 

Une côte d’ivoire à la merci de l’axe du mal Licorne-Onuci-FRCI d’Alassane Ouattara

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Depuis l’arrestation du Président Laurent GBAGBO, le 11 avril 2011, par le trio Licorne-Onuci-Rebelles d’Alassane Dramane Ouattara, l’on assiste quotidiennement à :

– Des traques systématiques de pro-GBAGBO : les employés de la Présidence, les Ministres du Gouvernement AKE N’GBO, les leaders LMP, les cadres de sociétés proches ou susceptibles d’être proches du Président Laurent GBAGBO : ces personnes sont, sur la base d’une liste préétablie, pourchassées jusque dans leur dernier retranchement, enlevées, battues à mort ou conduites à une destination inconnue;

– Des persécutions de fonctionnaires ou travailleurs proches de LMP par les rebelles, sur dénonciation calomnieuse de leurs collègues proches d’Alassane Dramane Ouattara : appelés à reprendre le travail, certains sont dépouillés de leurs voitures et d’autres biens, d’autres sont battus et d’autres encore arrêtés et conduits à une destination inconnue ;

– Des agressions de personnes de l’ethnie Bété, Gouro ou Dida, qui sont, à tout moment et en tous lieux (rues, barrages, domiciles…) dépouillés de leurs biens, humiliés, sauvagement battus, torturés et tués ;

– Des arrestations et enlèvements de patriotes : jeunes, femmes, enfants et vieillards sont soit arrêtés à des barrages dressés par des jeunes malinké et burkinabé, soit enlevés à leurs domiciles et conduits dans des endroits inconnus, d’où l’on sait qu’ils ne reviendront pas pour la plupart ; c’est également le cas des élèves et surtout des étudiants que l’on soupçonne d’appartenir tous à la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) : les universités publiques sont fermées et les résidences universitaires, pillées et saccagées pour certaines et d’autres occupées par les rebelles d’Alassane Dramane Ouattara ;

– Des éliminations progressives d’éléments des Forces de Défense et de Sécurité : on leur demande de se rallier, pour mettre fin aux hostilités, mais une fois désarmés, certains sont conduits au peloton d’exécution dans la forêt du Banco;

– Des enlèvements de personnes sous traitement dans les hôpitaux vers des destinations inconnues ; certaines ont été grièvement ou mortellement blessées au cours des nombreux bombardements des MI 24 de la Licorne, qui n’épargnent aucune cible à la recherche d’ »armes lourdes » : l’hôpital militaire d’Abidjan (HMA), qui accueillait également des civils a été détruit en même temps que l’université d’Abobo-Adjamé;

– Des pillages de domiciles d’honnêtes citoyens : les rebelles burkinabés, maliens, guinéens et autres sénégalais et nigériens, lourdement armés, continuent, en toute quiétude, de constituer leur butin de guerre. Les colonnes de 4×4 pleinement chargées forment un long cortège à destination du Burkina et du Mali via Bouaké…

– Des bombardements de populations civiles à Yopougon, la commune la plus peuplée d’Abidjan : toujours à la recherche d’ »armes lourdes », les MI 24 de la Licorne n’ont pas épargné les populations civiles en bombardant les positions des « miliciens » etc…

En réalité, la Licorne, l’ONUCI et les rebelles d’Alassane Dramane Ouattara ne sont rien d’autre qu’une armée d’occupation. Elle quadrille tout le territoire national : les aéronefs français (notamment les MI 24 et les Puma) survolent le territoire pour repérer des positions, transporter des rebelles et, au besoin, bombarder des sites et populations civiles ; des navires de guerre français sont au large des côtes ivoiriennes. Les militaires et gendarmes français et ceux de l’ONUCI sont déployés sur tout le territoire du District d’Abidjan. Le spectacle est à voir…
– Sarkozy, le nouveau leader de la communauté internationale, dirige depuis Paris cette armée d’occupation

tous sont sous les ordres de Paris : Ban Ki Moon et l’ambassadeur de France les transmettent à l’ONUCI, à la Licorne et à Alassane Dramane Ouattara qui, à son tour, les répercutent sur ses rebelles et nouveaux administrateurs.

– Alassane Dramane Ouattara, dans ce schéma, apparaît de toute évidence comme un gouverneur de Province : la France, par son armée, a pris possession des lieux, son Président ordonne et Alassane Dramane Ouattara exécute. La France sécurise tout le territoire et Alassane Dramane Ouattara administre. C’est une forme grossière de recolonisation de la Côte d’Ivoire qui ne gène nullement ni la communauté internationale, ni Alassane Dramane Ouattara et ses partisans.
Qu’a-t-on promis à l’ex-puissance coloniale qui revient en force ? Telle est la question à poser au Président démocratiquement élu par la communauté internationale, Alassane Dramane Ouattara.
Eric Lassale
http://ivoirebusiness.net/?q=node/3663

Voir la vidéo sur l’axe du mal….ICI

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Côte d’ivoire : Première apparition de Laurent Gbagbo !!!

Kofi Annan, Laurent Gbagbo avec Desmond Tutu ce lundi à Korhogo
Kofi Annan, Laurent Gbagbo avec Desmond Tutu ce lundi à Korhogo


Laurent Gbagbo a déclaré ce lundi qu’il fallait « panser les plaies » de la Côte d’Ivoire, suite à une brève rencontre lundi matin avec Mgr Desmond Tutu, Kofi Annan et Mary Robinson à Korhogo dans le Nord de la Côte d’Ivoire, où il se trouve en résidence surveillée. Laurent Gbagbo est apparu détendu et souriant loin de l’air hagard qu’il avait lors de son arrestation.

« Merci d’être venus ! », a t-il dit aux trois membres du groupe des « Elders » (Anciens). S’il a posé pour les photos, il n’a fait aucune déclaration se contentant de dire que l’échange avait été « bref mais chaleureux ». Il a aussi dit qu’il fallait « panser les plaies du pays » selon Desmond Tutu qui a précisé que la rencontre avec Laurent Gbagbo avait duré 45 minutes. L’archevêque sud-africain a ajouté : « Comme vous l’avez vu, il a l’air en bonne santé, il nous l’a dit lui-même. Il a l’air détendu et il a demandé une bible », a ajouté le prix Nobel de la Paix.

Laurent Gbagbo avec le ministre de la justice Jeannot Kouadio
Laurent Gbagbo avec le ministre de la justice Jeannot Kouadio


Les auditions par la justice ivoirienne de l’ex-chef d’Etat, de son épouse et de quelque 200 anciens responsables de son régime assignés à résidence à travers le pays, doivent débuter mercredi.

Toutefois, le ministre de la Justice Jeannot Kouadio Ahoussou, qui a aussi fait le déplacement lundi à Korhogo, a déclaré à l’AFP que la date du début de l’audition de l’ex-président n’était pas « certaine », M. Gbagbo lui ayant indiqué que ses avocats n’étaient « pas disponibles ». L’ancien président est accusé, entre autres, d’être responsable d’exactions, de concussion et d’appels à la haine.

Ces derniers jours, des partisans de Laurent Gbagbo avaient demandé à voir l’ancien président. « On veut savoir s’il est toujours en vie », avait ainsi déclaré à l’AFP un jeune milicien, qui venait de déposer les armes.

Laurent Gbagbo saluant Desmond Tutu le lundi 2 mai à Korhogo

Lu sur Grio.com

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Le défi d’Alassane Ouattara : éclipser Laurent Gbagbo des mémoires et se débarrasser de son très sulfureux premier ministre!!!

Les populations ivoiriennes ne savent plus à quelles autorités se fier.

Le Président Gbagbo serait à Korhogo. Une ville de l’extrême nord ivoirien dont le choix intrigue des observateurs de la scène politique ivoirienne. Car, il s’agit d’un des bastions des Forces nouvelles de Guillaume Soro. Korhogo est la zone de prédilection des redoutables chefs de guerre, des forces rebelles transformées par une ordonnance d’Alassane Ouattara en Forces républicaines d Côte d’Ivoire (FRCI).

Gbagbo est détenu à Korhogo, sans aucun mandat, sans acte d’accusation, en dehors de toute légalité. Ses avocats n’ont pas la possibilité de le rencontrer. Les contours de la présence du Président Gbagbo à Korhogo ne sont pas élucidés.

Son épouse, Simone Gbagbo, député d’Abobo, présidente du groupe FPI à l’Assemblée nationale, est aussi assignée à résidence dans le nord et retenue dans des conditions pas du tout réjouissantes. Soupçonnés de lui avoir fait subir des sévices sexuels, ces geôliers l’exposent sur internet comme un trophée de guerre.

Les arrestations arbitraires et les assassinats continuent. Deux militaires des Forces de défense et de sécurité (FDS), venus faire allégeance à Ouattara au Golf hôtel, y auraient été exécutés sans autre forme de procès. Mais, Alassane Dramane Ouattara a d’autres problèmes à gérer. Entre autres dossiers brûlants de l’heure, le Premier ministre Guillaume Soro dont le remplacement pourrait créer des problèmes au président Ouattara.

L’énigme Soro

Alassane Ouattara a peut-être commis l’erreur de promettre la primature à tour de bras. Alors que le Pdci-Rda d’Henri Konan Bédié attendait tout sagement ce qui lui revient au terme de la campagne présidentielle, M. Ouattara a maintenu Guillaume Soro qui ne serait plus prêt à perdre son poste de Premier ministre.

De sources diplomatiques, la France ferait une impressionnante pression suivie de menaces à peine voilées sur Alassane Dramane Ouattara. Afin que celui nomme un cadre de la majorité présidentielle (LMP) au poste de Premier ministre. Pour faciliter la réconciliation nationale et faire revenir la confiance au sein des populations civiles. La France exigerait que ce cadre de LMP soit « un proche du Président Laurent Gbagbo ».

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Il est difficile à Alassane Ouattara de faire partir Guillaume Soro contre son gré du poste de ¨Premier ministre. Ce dernier a fait irruption en politique avec des hommes chargés de fusils d’assaut, lui-même arborant un ensemble vert treillis et chaussé de brodequins. Le premier de ses atouts reste et demeure son armée. Les Forces nouvelles toujours prêtes à lui obéir à l’image des Issiaka Ouattara alias Wattao, Touré Hervé alias Vétcho, Morou Ouattara, Fofié Kouakou et bien d’autres chefs de guerre qui ont jusqu’ici constitué l’épine dorsale des stratégies de pression de Guillaume Soro dans toutes les négociations et accords politiques.

Guillaume Soro se serait retranché avec son cabinet politique à Bouaké, son fief du nord où il peaufine sa stratégie. Laissant en base arrière à Abidjan quelques fidèles en arme dont Wattao sous chef d’Etat-major des Fafn. C’est un signal fort que le Secrétaire général des Forces nouvelles entend ainsi envoyer à quiconque voudrait le priver de son butin de guerre : la Primature.

En attendant que le couple Sarkozy-Ouattara trouve la solution à l’énigme Soro, des nouvelles boîtes de pandores se sont ouvertes, béantes les unes que les autres. Parmi elles, l’insécurité ambiante dans le District d’Abidjan et toutes les villes de Côte d’Ivoire. Tout le monde s’en inquiète, même les guerriers venus du nord.

Une bonne partie des troupes du chef d’Etat-major des armées ivoiriennes a pris la poudre d’escampette en emportant les armes de dotation et certaines de guerre. Les chefs d’unités spéciales ne sont plus visibles depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo. C’est pareil partout dans les villes qui abritent des garnisons.

Les populations ivoiriennes ne savent plus à quels sains se vouer!!!

Les mouvements rebelles une fois arrivés à Abidjan se sont jetés dans la course aux pillages systématiques. Les populations du District d’Abidjan font face à des forces parallèles qui foisonnement à tous les coins de rue. Les combattants de M. Ouattara se sont tristement distingués par les pillages et exactions sur leur passage. Des sociétés d’Etat ont été pillées et tous les véhicules ayant l’immatriculation de l’Etat ivoirien étaient emportés.

Bien que Laurent Gbagbo ne soit plus à la tête de l’Etat ivoirien tel que l’a voulu la communauté internationale pilotée par Nicolas Sarkozy, Barack Obama, Ban Ki-Moon, Y.J Choï, l’Onu, l’Union africaine, la Cedeao et les militants du Rhdp, l’ombre de Laurent Gbagbo continue de planer sur la Côte d’Ivoire. Un coup d’Etat ne semble pas suffire pour effacer Laurent Gbagbo de l’esprit des Ivoiriens.

Lu sur : canenpechepasnicolas

Charles konan Banny pressenti pour diriger

la commission de réconciliation…

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Burkina Faso : Blaise Compaoré manoeuvre et divise l’opposition.

Compaoré et Sarkozy Nicolas, sur le perron de l'élysée
...

Qui aurait pensé que l’actuel locataire de la présidence Burkinabé serait encore là, 20 ans après son coup d’état!!!
Et pourtant, force est de constater que Blaise Compaoré tient toujours fermement les rennes!!!
Certes, il a bien dû avoir à faire avec deux ou trois remous, durant ces deux dernières décennies de pouvoir sans partage, et pourtant, il a toujours su manœuvrer habilement pour se tirer habilement de tout mauvais pas.
Depuis quelques mois, pourtant, le régime du « Blasco » a connu de terribles remous.
L’affaire Justin Zongo a été le déclencheur de la grogne généralisée qui sévit aujourd’hui au pays des hommes intègres.
Blaise Compaoré n’a pas semblé pas avoir pris conscience de la gravité des choses sur l’instant.
On peut deviner qu’avec ses 24 ans de pouvoir, ce dernier en est arrivé au point de se sentir invincible.C’est le même genre de faute qui fut fatale à nombre de dictateurs.
Après les évènements en Tunisie, en Égypte, et même, chez son ami le guide Libyen, on aurait pu se penser que le « facilitateur » de la crise ivoirienne aurait pris les devants pour parer à toutes mauvaises surprises…..
Tel ne fut pas le cas.
Blaise Compaoré ne semble avoir réellement pris conscience de la dangerosité de la situation que lors de la révolte de sa garde présidentielle.
Pour souvenir, ce dernier avait même dû se réfugier au beau milieu de la nuit dans son village de Ziniaré.
Le président Compaoré aurait il perdu ses crocs ???
Ce serait bien mal juger de l’homme que de croire à sa fin proche.
Il faut bien le reconnaitre, on peut ne pas aimer le président Compaoré, mais on doit lui accorder une chose : c’est un habile politicien et un maitre tacticien hors pair.
Régner 24 ans de suite dans ce pays, pourtant si sujet aux coups d’états dans le passé, est un véritable exploit!!!
Blaise Compaoré, en plus de tenir son armée d’une main de fer, a toujours su jouer sur un terrain : celui de la division.
C’est bien lui qui  fait et défait les partis, les alliances, et qui s’attelle à nourrir les rancœurs entre ses principaux  opposants politiques.
Malheureusement, c’est un pari plus que gagnant.
Au lieu de s’unir, ses adversaires passent plutôt leur temps à se quereller, ce qui ne manque pas de les discréditer tant sur la scène nationale que sur la scène internationale.
24 ans de pouvoir, c’est décidément beaucoup trop long.
Les Burkinabé n’en peuvent plus d’attendre même si la plupart d’entre eux n’y croit plus vraiment.Comment les en blâmer???
Samedi 30 avril, une manifestation a eu lieu afin de réclamer, entre autre, le départ du président du Faso.
Cette nouvelle manifestation intervient au lendemain de la décision des policiers mutinés de mettre fin à leur mouvement de protestation.
Environ trente-quatre partis politiques avaient appelé à une « grande mobilisation » contre le régime Compaoré.
Malgré le nombre relativement faible de manifestants, les chefs de ces partis d’opposition se sont déclarés satisfaits.

à Ouagadougou, les burkinabé défilent pour réclamer le départ de Blaise Compaoré
Les mesures prises par le chef de l’état de former un nouveau gouvernement ne semblent guère avoir contenter les Burkinabé.Le véritable fond du problème ne se trouve-t-il pas, tout simplement, dans cette longévité de pouvoir???

Mais faudrait il pour autant une deuxième révolution au Burkina Faso???
Le problème, c’est que l’on ne saurait pas si celui qui arriverait par la suite serait pire que le premier!!!
Les opposants devront mettre de côté toutes leur dissensions et manœuvrer de sorte à ce que ni le président Compaoré, ni aucun de ses barons du CDP ne se représente en 2016.
Un défi qui s’annonce de taille car le président Burkinabé ne manque guère d’atouts dans son jeu !!!
La France voit en lui le parfait allié et il y a fort à parier qu’elle ne donne le coup de pouce nécessaire et brouille les cartes une fois de plus….
L’exemple Ivoirien, encore chaud dans toutes les mémoires, nous prouve bel et bien que le peuple Africain compte pour du beurre dans toute élection.
Les Burkinabé sont ils prêts, tout autant que le peuple Ivoirien, à se battre pour mériter leur liberté???
Wait and see, l’avenir nous le dira…..

Yann-Yéc’han.

Blaise Compaoré, 24 ans de règne depuis son coup d'état
le président du Faso fait face à la plus grave crise de son règne.


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COTE D’IVOIRE : LES SANCTIONS DE L’ONU, AU DELA DE LA MORT !!!

Feu Fésiré Tagro, Ex ministre de la justice
Tagro Désiré, ancien proched e Laurent Gbagbo et ancien ministre de la justice

Sorcellerie diplomatique…L’ONU sanctionne les morts

Côte d’Ivoire : le Conseil reconduit les sanctions et l’embargo sur les armes

28 avril 2011 – Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté jeudi une résolution sur la Côte d’Ivoire reconduisant pour un an les embargos sur les armes, les opérations financières et l’exportation de diamants ainsi que les sanctions visant les personnes présumées responsables de violations des droits de l’homme.

Dans cette résolution, adoptée à l’unanimité de ses quinze membres, le Conseil de sécurité a décidé de reconduire jusqu’au 30 avril 2012 « les mesures concernant les armes, les opérations financières et les voyages imposées aux paragraphes 7 à 12 de la résolution 1572 (2004), au paragraphe 5 de sa résolution 1946 (2010) et au paragraphe 12 de la résolution 1975 (2011) ».

Le Conseil a décidé ainsi que tous les Etats doivent prendre « les mesures nécessaires pour empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à destination de la Côte d’Ivoire, depuis leur territoire ou par leurs nationaux, ou au moyen d’aéronefs immatriculés sur leur territoire ou de navires battant leur pavillon, d’armes et de tout matériel connexe, notamment d’aéronefs militaires et autres matériels provenant ou non de leur territoire, ainsi que la fourniture de toute assistance, conseil ou formation se rapportant à des activités militaires ».

Le Conseil de sécurité a également décidé de renouveler les sanctions à l’encontre de personnes qui « font peser une menace sur le processus de paix et de réconciliation nationale en Côte d’Ivoire », qui « seraient reconnues responsables de violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire en Côte d’Ivoire », qui « incitent publiquement à la haine et à la violence » ou violent l’embargo sur les armes.

Sont visés nominalement par les sanctions : Laurent Gbagbo, ancien Président de la Côte d’Ivoire qui fait l’objet de sanctions pour « obstruction au processus de paix et de réconciliation, rejet des résultats de l’élection présidentielle » ; Simone Gbagbo, en tant que Présidente du Groupe parlementaire du Front populaire ivoirien (FPI) ; Désiré Tagro, Secrétaire général « du soi-disant Cabinet présidentiel de M. Gbagbo » ; Pascal Affi N’Guessan, Président du Front populaire ivoirien (FPI), et Alcide Djédjé, proche conseiller de M. Gbagbo, ciblé pour sa « participation au gouvernement illégitime de M. Gbagbo, obstruction au processus de paix et de réconciliation, incitation publique à la haine et à la violence ».

Le Conseil de sécurité a prorogé l’interdiction faite à tout État d’importer des diamants bruts provenant de la Côte d’Ivoire, sanction imposée par la résolution 1643 en 2005.

Enfin, le Conseil « engage instamment tous les combattants armés illégaux à déposer les armes immédiatement et encourage l’ONUCI « à aider le gouvernement ivoirien à récupérer et entreposer ces armes ». (via)

Smockey : « Au Burkina Faso, la contestation ne s’arrêtera pas. »

Smockey, Chanteur rappeur Burkinabé

Depuis la fin février, des manifestations se multiplient dans toutes – ou presque toutes – les villes du Burkina Faso, des plus petites à Ouagadougou, la capitale. Ce sont d’abord les jeunes qui sont descendus dans la rue mais ils y ont été rejoints par les magistrats et les commerçants. La répression a fait plusieurs morts. Des commissariats, des locaux du parti au pouvoir et des bâtiments administratifs ont été incendiés.
Artiste ambitieux et engagé, Smockey est la figure de proue du hip-hop burkinabé. En 2001, après des études en France, il a décidé de retourner au Burkina. Il a créé son propre studio d’enregistrement, les studios Abazon, et entrepris de donner une identité propre au rap burkinabè.
Activiste à la fibre révolutionnaire, véritable porte-parole de la contestation, Smockey n’hésite pas à prendre position et accompagne tous les mouvements de révoltes de son pays. Il a réalisé une compilation qui lutte pour la réouverture du dossier Norbert Zongo, journaliste assassiné par la junte en 1998. L’artiste organise régulièrement des débats pour sensibiliser le jeune public à l’importance de la citoyenneté et des libertés civiles. Son album Votez pour moi, sorti pendant les élections présidentielles de 2005, dénonçait les magouilles électorales et les fausses promesses.

 (Vidéo : Votez pour moi, filmée en 2005)

En 2008, il a soutenu les mouvements étudiants qui secouaient la capitale avec son album On est dans la rue et collaboré avec l’animateur de radio Sams’K le Jah sur un maxi intitulé A Balles Réelles, afin de dénoncer les bavures militaires qui ont eu lieu à l’université de Ouagadougou.

 (Vidéo : On est dans la rue, filmée en 2008, avec Sams’K le Jah)

C’est donc naturellement que nous lui avons demandé de nous donner son éclairage sur la situation actuelle au Burkina.


Blaise Compaoré a dissout le gouvernement, et annoncé une série de réformes. Cela va t-il suffire à calmer la colère des magistrats, des jeunes et des commerçants ?

Smockey : Honnêtement, il en faudrait beaucoup plus pour réussir, après 24 ans de frustrations, à faire admettre le système actuel, marqué par la répression, les crimes économiques et de sang, et symbolisé par un seul homme et sa minorité de partisans: Blaise Compaoré.
Et ce plus, ce n’est pas autre chose que le départ pur et simple du président Compaoré ou tout le moins son engagement ferme à ne pas modifier l’article 37 (qui le limite à 2 mandats) et à ne pas ce représenter à l’issue de ce dernier mandat en cours (2015).
Qu’est ce qui a motivé cette colère ?
Smockey : Tout à démarré à Koudougou avec la mort du jeune élève Justin Zongo (certains ont dit: encore un Zongo!) qui a succombé aux sévices de policiers … et comme à son accoutumée le gouvernement s’est empressé de déclarer qu’il était mort de méningite. S’en sont suivies diverses manifestations et six autres victimes qui ont fini par convaincre toutes les couches sociales – et d’abord les étudiants – qu’il fallait réagir massivement. Les militaires n’ont fait qu’emprunter le train de la revendication qui était en marche, réclamant d’abord la libération de certains de leurs membres condamnés par la justice (d’où la réaction des magistrats) pour terminer plus tard sur des revendications d’ordre salarial (indemnités de nourriture, frais de mission, etc…).

Le problème c’est que, plus ils tiraient, plus ils saccageaient et plus ils trouvaient satisfaction à leurs revendications (à ce jour apparemment comblées), ce qui à toujours été refusé aux manifestants pacifiques de la société civile. Le message qu’on envoie c’est : utilisez la force et vous serez entendu! C’est pourquoi je pense que ça ne s’arrêtera pas, tôt ou tard …
En tant que rappeur, et porte-parole d’une partie de la jeunesse, avez-vous senti ce mouvement arriver ?

Smockey : Après moult rencontres avec le mouvement estudiantin, les associations paysannes et citoyennes, les différents courants de réflexion et même parfois les militaires (certains sont sympathisants), je savais – et tout homme conscient savait – que ce n’était qu’une question de temps, surtout après la vague libératrice qui à secoué toute l’Afrique du nord.
Est ce que ce mouvement populaire est représenté dans votre œuvre et dans celui des artistes que vous produisez ?
Smockey : S’il n’était pas représenté, nous ne serions pas continuellement sollicités par les structures ou les membres qui les dirigent. Oui je pense qu’il est non seulement représenté mais qu’il en est surtout la principale motivation.

                                                                                              Propos recueillis par Augustin Bondoux & François Mauger

 Et aussi sur le web :

– le Myspace de Smockey